|
||||||||
Alfred Guillou 1844-1926 |
||||||||
|
||||||||
C'est grâce à Guillou..." C'est en grande partie grâce à Deyrolle, grâce à Guillou, que Concarneau, port de pêche, est devenu en France un des ports de l'art. Ils ont été pendant un demi siècle la vivante image de l'hospitalité concarnoise ", des dizaines d'artistes ont, avec eux, choisi de vivre ou de venir régulièrement à la belle saison dans un climat propice à la création. Fils du pilote Etienne Guillou, Alfred est remarqué et encouragé par le peintre Lemonier. Après une formation auprès des grands pontes de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, Bouguereau et Cabanel, il revient au pays en possession d'un solide métier, prêt à affronter la carrière toute tracée des peintres académiques : présenter annuellement une toile au Salon des Artistes Français, dès 1867 et surtout régulièrement à partir de 1881. Les sujets sont à l'image de peintures académiques de ce Salon : " 81 " le denier marin du vaisseau le Vengeur " suivront : " leçon de pêche ", " le canot du grand père ", " le bouquet de primevères ", " l'Adieu "... Ainsi, de 1874 à 1926, se succèdent des scènes de genre illustrant la vie concarnoise, tantôt héroïques, tantôt tragiques avec des temps forts du type : " Arrivée du pardon de Saint-Anne de Fouesnant " en 1887 (Musée de Quimper) ou " Un dimanche de procession " en 1993 (Musée de Morlaix). Un souci très scrupuleux de réalisme animera ses toiles réalisées après de nombreuses études. Parallèlement à ces grandes compositions Alfred Guillou, dans de nombreux petits formats se fit le conteur des tranches de vie de la cité concarnoise. Peintre des pêcheurs, il réalisa également de très beaux portraits. Son condisciple d'autrefois, Fernand Cormon, professeur aux Beaux-Arts de Paris et à l'Académie Julian, servira de lien entre ses nombreux élèves et son ami concarnois.
|
Contacter l'auteur |
|








