Henri Barnoin est né à Paris dans une famille d'artistes. Son père
et ses oncles ont également été
peintres. Henri fut l'élève de Dameron entre autres. Il choisit Concarneau en 1919,
un port qu'il a déjà fréquenté
avant la Grande Guerre. Dans ce port très visité par les peintres, quelques personnalités
dominent. Fernand Le Gout-Gérard s'est fait une spécialité des scènes
de marchés et de thèmes portuaires. De nombreux peintres l'ont imités. Henri
Barnoin suivra la même voie. La richesse des sujets s'impose
à tous. Subjugués, Ils en sont en quelque sorte esclaves. D'autant que les amateurs
ne les boudent pas. Barnoin, peintre de talent est aussi un excellent pastelliste. Il privilégie
les effets de lumière, levers et soleil déclinant qui embrase le port. A la manière
d'un Le Gout-Gérard, il aime les groupements de pêcheurs ou de bretonnes. Sa production
est très importante avec quelques très belles réussites aux harmonies bleutées,
mais aussi avec beaucoup de redites.
Vivant l'été à Concarneau, il avait ouvert une galerie atelier sur le quai Pénéroff.
Il y recevait d'autres peintres amis. Peintre prolifique c'était un travailleur infatigable :
Victor Giffard photographe et correspondant de presse l'écrit dans ses médaillons d'artistes : ” Henri
Barnoin comme tant d'autres séduit et charmé a fait de la Bretagne sa terre d'élection.
Des rochers de Saint-Guénolé aux chapelles du Faouet, de Saint-Michel de Quimperlé aux
tours de Saint-Corentin, de la baie de Douarnenez à la Ville Close de Concarneau, dans tous
les coins de Cornouaille il a planté son chevalet. Travailleur infatigable, il est partout
le pinceau à la main... Vêtu de toile bleue, béret en tête, il peint avec
entrain, avec fougue... Les tons harmonieux et vibrants d'une palette distinguée sont chez
lui au service d'une vision personnelle..."
Henri Barnoin décède à Paris à l'âge de 57 ans.
Le Musée du Faouet lui a consacré une importante rétrospective en cette saison
2006. A cette occasion, Jean-Marc Michaud, conservateur départemental des musées du
Morbihan, lui a consacré un volume paru aux Editions Le Télégramme.