Carl Moser : " Barque, marée basse " 1906
In : catalogue de l'exposition Carl Moser au Musée de Pont-Aven automne 1995 Texte : Wilfried
Kirschl

" Les gravures de Moser jamais exposées en France sont en grande partie
le fruit d'une rencontre avec cette terrre de France même et, plus particulièrement,
avec la Bretagne. En arrivant à Paris en 1901, Moser venait juste de terminer ses études à l'Ecole
des Beaux-Arts de Munich...Moser ne vivait à Paris que depuis quelques mois lorsque l'Ecole
Des Beaux-Arts qui avait montré dès 1890 un choix de sept cents gravures sur bois
japonaises, organisa au mois de mai 1902 une grande manifestation artistique consacrée au
même thème. ...Moser se trouva donc confronrté à une exposition d'une
richesse boulversante: les possibilités techniques qu'elle lui révélait l'ont
fasciné tout au long de sa vie... Comme plusieurs de ses collègues de l'Académis
Julian où il était inscrit, Carl Moser passait chaque année les quatre mois
d'été en Bretagne, se sentant particulièrement attiré par Concarneau
et Douarnenez. D'autres séjours plus courts, lui firent connaître la région
de Brest (Portsall) et Deauville en Normandie. Dès son premier séjour breton, Moser
rencontra à Concarneau un intermédiaire inestimable de la maîtrise et des secrètes
techniques détenues par les artistes japonais: l'autrichien Max Kurzweil. Cofondateur de
la Sécession de Vienne et mari de Marthe Guyot, fille d'un maire-adjoint. Ce peintre partageait
depuis longtemps son activité entre Vienne et la ville natale de son épouse où il
créa une bonne partie de son œuvre. Il était l'ami d'Emil Orlik, de Prague,
qui avait appris pendant six mois, vers 1900, le métier délicat de la gravure sur
bois dans les ateliers de graveurs et imprimeurs japonais. A son retour en Europe Orlik partagea
largement ses connaissances acquises et déclancha auprès de toute une série
d'artistes de la Sécession de Vienne, au cours des années 1903 à 1905, une
grande variété d'expériences dans le domaine de la gravure sur bois..." Wilfried
Kirschl
“ Engravings of Moser never exposed in France are mainly the fruit
of a meeting with this "terrre of France"
even and, more particularly, with Brittany. While arriving to Paris in 1901, Moser just came to finish
his studies at the School of the Art schools of Munich… Moser had lived in Paris only for
a few months when the School of the Art schools which had shown since 1890 a choice of seven hundred
Japanese engravings on wood, organized in May 1902 a great artistic event devoted to the same topic. … Moser
was thus confronrted with an exposure of a richness overwhelm (boulversante ): the technical possibilities
that it revealed to him it fascinated throughout its life… As several of his colleagues of
Académie Julian where it was registered, Carl Moser spent each year the four summer months
to Brittany, beeing particularly attracted by Concarneau and Douarnenez. Other shorter stays, made
known to him the area of Brest (Portsall) and Deauville in Normandy. As of its first Breton stay,
Moser met in Concarneau a priceless intermediary of the control and secret technicals held by the
Japanese artists: the Austrian max Kurzweil. Cofounder of the Secession of Vienna and husband of
Marthe Guyot, daugter of an mayor-assistant, this painter for a long time shared his activity between
Vienna and the birthplace of his wife where it created a good part of his work. He was the friend
of Emil Orlik, of Prague, which had learned for six months, about 1900, the delicate trade of engraving
on wood in the workshops of engravers and Japanese printers. On its return in Europe, Orlik largely
divided its knowledges and release near a whole series of artists of the Secession of Vienna, during
years 1903 to 1905 a large variety of experiment in the field of engraving on wood… “ Wilfried
Kirschl