Peintres de Concarneau

France Retour à l'index

Broquet-Léon 1869 - 1935


La guerre 14-18 gravures


La guerre


Concarneau


divers


paysages


paysages bis


Les Salons


Mariage de Broquet-Léon

Broquet-Léon, peintre aux armées

Parmi les artistes appartenant peu ou prou à la grande famille des peintres de Concarneau, Broquet-Léon, de son vrai nom Espérance Léon Broquet, détient une place particulière. Il doit en effet sa notoriété à ses dessins et gravures réalisées dans les boues de Champagne durant la guerre 1914-1918. Vingt-quatre dessins originaux de cette fresque historique appartiennent aux collections du musée de l'armée. Broquet-Léon est né à Paris en 1869. Elève de Guillemet et de Nozal, il réalise une carrière de peinre de plein-air, parcourant l'hexagone de Gravelines dans le Nord, à Marcilly-sue Seine dans l'Aube, Martigues sur la Méditerranée et, plus tardivement, Concarneau puis Chateauroux. Pendant la grande guerre, abandonnant ses pinceaux, il s'engage à 45 ans et se fait incorporer dans un escadron de hussards. Dans les tranchées, au cœur de l'action, il trace dans un graphisme expressif et une facture vigoureuse les temps forts de l'holocauste de la Marne. A cette occasion, "La voie sacrée" devient son titre de gloire.

Rue Mauduit-duplessis au passage-Lanriec
Après cette sombre période, le peintre, retrouvant pinceaux et chevalet poursuit son œuvre dans une recherche constante de lumières et de symphonies colorées comme le lui a enseigné son Maître, revenant régulièrement dans son atelier du Boulevard Raspail. Il est veuf et père de trois enfants lorsqu'il descend à Concarneau vers 1929 dans un hôtel qu'il connait bien. Il est à cette époque un peintre renommé et respecté. Agé de 60 ans Broquet fait la connaissance d'Anne Le Du, " charmante et modeste travailleuse ", qu'il épouse le 10 octobre 1929. Mariage mémorable auquel assistaient Barnoin, Eschbach, Delpy, Harel, l'encadreur Hervé Gorrec,  et le photographe Le Merdy. Le couple ayant adopté une nièce, habitera quelques années rue Mauduit Duplessis au Passage. Le port de Concarneau et ses environs mais aussi le Pays bigouden et Ouessant deviennent alors les sources d'inspiration du peintre. Il réalise également quelques décors pour différents établissements  de la région. Le couple voyage avant de s'installer définitivement à Chateauroux. Broquet-Léon y décède en 1935. Deux expositions à la galerie Georges Petit en 1922 et 1926 ponctuent son œuvre. En 1929, son exposition à Ti-Chupen-Gwenn, chez M. et Mme  Julien Le Clinche à Concarneau est couverte de louanges par le journaliste de la Dépêchec citant F. de Joannis: " Broquet-Léon caractérise tout ce que l'imagination peut évoquer autour de ce mot. Il est l'artiste type avec ses brusqueries, ses révoltes, ses duretés et ses merveilleues douceurs... un artiste, et avec quelle simplicité. La liberté de sa forme est partie de son talent indépendant, gouverné seulement par le battement de son cœur et la réceptivité de son regard...!"
Yvon Le Floc'h Ouest-France - 3 janvier 1989.
Les pages ont été enrichies avec l'accord d'un contributeur avec des recherches approfondies, consultables sur la page wikipedia, consacrée à Léon Broquet, autre lien sur Joconde : collections des musées de France

Contacter l'auteur

Haut de page
Haut de page