Peintres de Concarneau

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de Belay Pierre (1890-1947)


La fête en Ville Close


Le marché près des halles


les demi-lunes


Pêcheurs sur le quai


Pardon


La danse


Thoniers au port

Pardon ŕ Sainte-Anne-La-Palud

" Pierre de Belay naît à Quimper le 12 décembre 1890. Son vrai nom est Savigny. C'est pour se différencier de son père, peintre amateur qu'il prend celui de de Belay. Il fait ses études au lycée. Max Jacob est un ami de la famille. Enfant, il n'arrête pas de dessiner. A l'âge de 15 ans il fait une fugue, il s'enfuit à Paris, rejoindre Max, son aîné de quatorze ans, si célêbre à Quimper, mais si misérable à Paris. L'aventure tourne court. L'adolescent revient à Quimper puis retourne auprès de Max devenu son véritable "mentor ". Dans la chambre de Max, rue Ravignan, face au bateau-lavoir, Pierre voit Picasso peindre " Les demoiselles d'avignon ". Il cotoie Apollinaire, Juan Gris, André Salmon et beaucoup d'autres. Mais il ne se laisse pas influencer. Autodidacte, il continue de peindre à sa façon. Après la guerre il s'installe à Paris. Mais le vrai succès ne vient qu'en 1923: il décore une salle de l'Hôtel Ker Moor à Benodet. La notoriété de cette fresque lui ouvre les portes. Grande exposition personnelle en 1930, cette décennie sera celle de sa gloire. Il peint des scènes parisiennes très prisées. Deux mois par an, il séjourne en Cornouaille (Audierne, Concarneau, Pont-Aven, Bénodet, Douarnenez, Lesconil). La Bretagne reste son amour et sa source d'inspiration sans folklorisme. Il se prend de passion pour les grands procès : Stavisky, Weidmann. Il en rapporte des croquis d'audience et une série d' " Avocats " qui font l'objet d'expositions. En 1937 il peint " une pêche au chalut " pour l'Exposition Universelle. Il lance le " treillisme " un peu pour se moquer des genres picturaux. Il s'agit d'une technique proche de la gravure. A partir de 1940 il séjourne dans le midi. Il meurt subitement à Ostende en 1947. Dans les années cinquante son œuvre est considérée comme démodée. Hélène de Belay se battra pour qu'elle ne tombe pas dans l'oubli. Combat gagné, à partir des années soixante-dix, l'œuvre de Pierre de Belay est enfin reconnue à sa vraie valeur ".
Article paru dans Ouest-France.

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