Peintres de Concarneau

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Emma Herland (1855-1947)

La lecture du petit journal
La lecture du petit journal

La baignade
La baignade

Intérieur d'une faïencerie à Quimper
Intérieur d'une faïencerie

Le bureau d'Emma Herland
Le bureau d'Emma Herland


Les Sœurs blanches

La lettre
La lettre

Les petites baigneuses
Les petites baigneuses

Emma Herland
Emma Herland

Emma Herland, femme artiste en Bretagne

« Pour la première fois, un musée de France organise une exposition monographique  destinée à révéler l’œuvre d’Emma Herland, artiste malheureusement oubliée. Née le 16 février 1855 à Cherbourg, Emma Herland s’installe en Bretagne lorsque son père, pharmacien de la Marine, est muté à Brest. Elève  de Georges Alexandre Fisher, de Benjamin Constant, et de Jules Lefebvre, elle hérite d’un style à caractère académique. Dès 1879, Emma Herland se fait remarquer pour ses qualités d’artiste lors d’un envoi au Salon des Artistes Français. . Dès lors, elle parvient à vivre de sa peinture et son succès est croissant jusqu’en 1914. Après la guerre, la tradition académique est bousculée par l’avant-garde artistique, mais Emma Herland continue  à cultiver un style à la fois réaliste et figuratif à distance des grandes révolutions picturales. Elle meurt le 5 janvier 1947 à Quimper, laissant derrière elle de nombreuses œuvres aujourd’hui dispersées dans les collections publiques et privées… » (C’est tout l’intérêt de cette exposition d ‘avoir ainsi pu rassembler pas moins de 85 peintures  études et œuvres de Salons.)

« Comme beaucoup d’autres femmes peintres, Emma Herland incarne ce modèle d’artiste encore peu étudié. Sans se retrancher derrière le seul motif féminin, Emma Herland mérite aussi l’attention comme peintre venue travailler dans le Finistère sud, attentive aux traditions bretonnes, dans la lignée de Théophile Deyrolle et d’Alfred Guillou. » (extraits)

Estelle Guille des Buttes-Fresneau Conservateur du Musée de Pont-Aven.

Emma Herland : peintre en Bretagne (1855-1947)

« Emma Herland, va faire carrière en Bretagne. Dès 1884, elle habite à Concarneau, place de la mairie, puis quai d’aiguillon et villa kerael sur la corniche. Son père a quitté la Marine pour devenir pharmacien civil ; « inventeur » et entreprenant (on brûla pour lui le goémon à l’Aber Ildut pour en extraire de l’iode) ses affaires sont peu brillantes et Emma Herland, l’aînée, dut aider sa sœur et ses quatre frères et, plus tard, son neveu pour préparer l’Ecole normale supérieure. Son métier de peintre lui permet donc d’entretenir, tout en restant célibataire, une famille nombreuse…. Vers 1920 Elle quitte Concarneau pour habiter Quimper où elle achète une maison au 13 rue Pen ar Steir. C’est une des personnalités de la ville. Depuis 1914, elle est membre de la commission du musée …Elle a postulé en 1922 au poste de conservateur…Ce fut Charles Godeby qui fut nommé. »

L’exploitation du sujet breton

Les titres des tableaux exposés, les photographies anciennes et les quelques peintures conservées dans les musées nous restituent l’œuvre public d’Emma Herland. L’inspiration est presque entièrement bretonne…

Quelle que soit cette propension à l’anecdote sentimentale, la description des costumes est toujours assumée. Il s’agit de beaux costumes de fête et surtout de costumes féminins. Les modes de Concarneau lui offraient sur place un beau répertoire… Beaucoup de peintures valent également pour la description qu’elle nous donne des intérieurs paysans et certaines évocations de la vie quotidienne comme « le déjeuner du petit Potic », exposé en 1886… Sa sensibilité et sa maîtrise des effets lumineux apparaissent également dans sa grande toile du Salon de 1913 « L’heure de la prière (ou les sœurs blanches) ». .. Les hardiesses sont exceptionnelles dans les tableaux d’Emma Herland ; la conception est traditionnelle : le métier sûr et sage, au service du sujet, se fait oublier… Emma Herland reste un peintre du XIXe siècle, et un peintre sage du XIXe siècle. Dans sa longue survivance, elle n’a pas évolué, indifférente à toutes les propositions de l’avant-garde contemporaine, prisonnière de ses convictions, de ses sujets et de ses clients ».(Extraits) Denise Delouche

Texte initialement publié dan : « Mémoire de la Société d‘Histoire et d’Archéologie de Bretagne », volume 77, 1999.

Les commentaires ci-dessus sont des extraits du catalogue de l’exposition.

Remerciements à Estelle Guille des Buttes-Fresneau Conservateur du Musée de Pont-Aven, à son adjointe Camille Armandary, à Denise Delouche qui m'ont permis de présenter ces pages.

catalogue de l'exposition du 31 janvier au 1er juin 2009
http://www.pontaven.com/art/web/musee.html

 

Portrait de l'auteur des DVD

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