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les premières études sur le motif


les recherches au sanatorium
de Bouffémont


Exposition à Cologne en 1970


Le peintre et sa mère


l'atelier de Sain-Julien-le-Montagnier


Jean-Marie et son frère Adrien en 2010

Biographie

Naissance le 20 novembre 1922 au Passage-Lanriec. Son père était marin pêcheur, sa mère tenait le café-restaurant " L’étoile du nord " près des chantiers navals . - Études secondaires à Concarneau et Quimper.
-1942-1944 Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rennes. Élève de Mathurin Méheut. L’époque trouble de l’occupation le marque profondément.
-1945-1946 : École Nationale des Beaux-Arts de Paris-. Atelier Dupas (qui le décourage de peindre). –Copies d’antiques….
-1947-1950 : Centre d’Art Sacré Maurice Denis : Liberté d’esprit, de création …
-1951-1956 : Malade cinq ans (Thoracoplastie). Hôpital et sanas populaires (pour Jean-Marie c’est l’enfer),. Il restera marqué par cette microsociété, univers clos et déchiré, milieu cocasse et ubuesque.
-1956-1960 Rééducation (Postcure universitaire) à Sceaux. Jean-Marie retrouve le goût de vivre. Retour au Centre d’Art Sacré où il enseigne.
-1957-1962 il reprend ses activités de peintures et d’expositions (peintures classiques et d’imagination) ; Séries des " Parois marines "
-1961 :Mariage avec Denise Couprie (Auvergnate). Denise peint et joue du piano, elle est Professeur d’Arts Plastiques à la Ville de Paris. Tous deux voyagent en Provence. Révélation de la lumière, de la nature provençale, des insectes, de la chaleur. Le Breton devient amoureux fou de cette lumière, son art s’en trouve immédiatement transformé.
-1962 : Expose à Londres : Peintures abstraites.
-1963 : Voyages en Espagne : Il y est impressionné par Goya, Vélasquez et  l’art baroque des retables en bois dans la profusion des ors et des ornements.
-1964 à 1970 Découverte du Château de Versailles, de ses plafonds et des grandes peintures de batailles. De toutes ces influences naissent plus de cent toiles. Il réalise son œuvre majeure : " La Bataille de Wardepoule " , -et " Madame Royale ", personnification du bourreau incontournable. Il y peint la guerre, le sanatorium, l’Espagne, l’art baroque, le coté dérisoire des êtres et de la vie, la médiocrité, l’envie, la bêtise avec un humour souvent féroce, mais aussi la mer, les jardins de lumière. C’est le théâtre de sa vie qu’il met en scène.
-1975-1980 il peint les 50 toiles de" L’enfer ", portraits infernaux flamboyants de rouge qui agissent comme des exorcismes.
-1981-1982 découverte d’un charmant ruisseau en Normandie. De l’assimilation des roseaux et des cravates offertes par un ami naissent les "pastels sous-marins " .
 En 1983 Jean-Marie et Denise quittent Paris pour s’installer définitivement en Haute Provence près de Manosque et des Gorges du Verdon. Ce calme quasi monacal, en pleine nature, lui enlève l’envie de peindre les travers des hommes et du monde. Il crée alors des séries de " verdures végétales et d’eaux " presque mystiques.
 De 1990 à 1996 il abandonne les toiles et construit les splendides " sculptures - reliefs ", héraldiques à clous dorés avec armoiries et blasons…Ce travail long et difficile, avec" l’aventure du Roi Arthur et la quête du Graal ", met en valeur l’attachement du peintre aux légendes et aux mythes celtiques. La recherche solitaire et spirituelle du chevalier entre en résonance avec celle de l’artiste.  Depuis 1996 il poursuit son œuvre en noir et blanc avec " la mort d’Arthur " en réalité un hommage à la terre qui l’a vu naître et à son peuple de marins. Cette "fabuleuse aventure" s'achève avec le décès de son épouse et son retour en 2008 auprès de son frère Adrien en à Concarneau. Jean-Marie Martin décède le 13 mars 2012 à l'âge de 90 ans.