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L'imaginaire celtique

" Une œuvre à la dimension chevaleresque hantée par la quête du Graal et l'odeur de la mer " Séverine Bruneton

" Nourri par ses racines bretonnes de mythologie arthurienne, Jean-Marie Martin, désormais ancré près du Verdon, a imaginé une série d'œuvres qui reconstituent les objets propres aux légendes celtiques. mais la relecture de cette littérature par le peintre est très personnelle. Si l'inspiration est à chercher dans le fond légendaire celte chaque œuvre est cependant originale par la réactivation du mythe marqué par la couleur du Verdon. L'artiste invente chaque sculpture. Objets très étonnants qui nous renvoient à la fois à notre fond culturel et qui, par leur aspect " art brut " sont néanmoins objets d'art au présent. Le travail de cloutage a nécessité une patience et une abnégation dignes des serviteurs de Dieu, dignes des chevaliers de la quête du Graal l  " Yves Gerbal
Fervent lecteur de Jean Markale, le peintre a retrouvé dans ses écrits consacrés au monde celte son propre univers imaginaire poétique et lyrique. Comme les chevaliers de la table ronde, sa recherche est d'ordre spiirituelle et solitaire. : " Je n'ai aucun rapport avec le monde romain, dit-il. J'ai deux sources d'inpiration, la grandeur de la Bretagne et ici, en Provence, la période celto-ligure. La grandeur et la force de ce monde légendaire m'inspirent".
Succédant au cycle intitulé wardepoule, Jean-Marie Martin va consacrer une vingtaine d'années à traiter le cycle du Roi Arthur dans un lent processus débuté sur les rives du Verdon, achevé par le catafalque géant du Roi. Retiré à Saint-Julien-le-Courcoussier, le peintre entame un long cheminement solitaire vers un accomplissement spirituel. Ce long "trait" d'isolation vers la sérénité a, pour fil conducteur, l'eau et la lumière. Une nouvelle fois Jean-Marie Martin va aller jusqu'au terme de l'allégorie épique avec exigence et sans compromission. YLF

" Fasciné par le Verdon, cette merveille de la nature, j'avais peint cette rivière aux alentours de Vinon-sur-Verdon. Peu à peu, le réalisme de la vision est devenu, au fil des toiles, des étendards, fleurs de lys, des étoiles, etc. Les premiers clous ont fait leur apparition. J'ai imaginé des trésors, peut être enfouis dans ce canyon vertigineux. Le trône du Roi Arthur dans la forteresse du Cameliot est apparu. J'ai tenté de représenter un passé chevaleresque et religieux à l'aide des clous et des plastiques dans des peintures et des sculptures. Le monde païen devient chrétien avec la cuve baptismale et les colonnes candélabres, la rivière, avec sa transparence turquoise devient MYTHIQUE. "

Le cycle comprend entre autres :l a création du monde, le trône, le mandala, l'âme de Galaad, la porte étroite, la porte du ciel, le paravent, les colonnes dont la croix celtique, les livres et évangéliaires, les étendards, le torse d'airain, le manteau du sacre, les veilleurs du Verdon, le gisant, le baptistère, la cuve baptismale, le gué les tables le bancs des chevaliers etc. "Il s'achévera avec un ensemble de sculptures consacrées à la mort du Roi Arthur.


Quelques éléments du mobilier du sacre exposés à Concarneau en 2000


exposition de Gréoux: au centre la création du monde entourée de la colonne celte et du graal


exemples de mobiliers présentés à Carcassonne en 2010
" En 2005 l'artiste et sa femme ont fait don de la Quête du Graal à la collection Cérès Franco à Lagrasse ".


Dans l'atelier au milieu de quelques sculptures


l'âme de Galaad

vidéo expo 2000 extrait

Galahad est le plus jeune des Chevaliers de la Table Ronde. Fils de Lancelot du Lac, il incarne l'archetype du Chevalier religieux décrit par Chrétien de Troyes sous le nom de Galaad le Chaste. Il apporte le prolongement du cycle arthurien car, au-delà de la mort d'Arthur, il est le seul chevalier à obtenir au terme de sa quête le privilège d'entrevoir la révélation du Saint Graal. Galaad est parfois assimilé à Perceval ou Parsifal, dont le courage et la pureté sont évoqués dans le célèbre Opéra de Richard Wagner.