Peintres de Concarneau
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Jean-Marie Martin né en 1922 au Passage-Lanriec, il décède le 12 mars 2012 à Concarneau

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Biographie - les expositions

Jean-Marie Martin nourri par la Bretagne


une vidéo d'Yvon Lachèvre
l'exposition de 2000 en Ville-Close

paysages

Bretagne et celtisme

l'œuvre religieuse

Tout au long de sa carrière, le peintre Jean-Marie Martin, né au plus près des rivages du sud de la Cornouaille, va exprimer dans des thèmes très différents, ces liens inaltérables qui le lient au pays de son enfance. Dans le village de sa jeunesse, à l'ombre des remparts de la Ville Close, Les ouvriers des chantiers navals, des conserveries proches, les marins fréquentent le restaurant maternel du Passage-Lanriec. Marins d'état, bourlingueurs anarchistes, éveillent rêves et phantasmes d'un jeune garçon introverti. l'enfant est aussi en présence d'une piété omniprésente en Bretagne dans ses célébrations religieuses, et dans l'art de ses nombreuses chapelles. La langue bretonne apporte sa spécificité. La référence au sacré, au fantastique, aux légendes, imprègnent l'âme des bretons. D' Ouessant à Belle-île à Gavrinis, en de nombreuses études, en paysages, Jean-Marie a peint les côtes de Bretagne. De l'observation de la nature, des rochers, et des grèves, il a retenu une mise en scène de l'espace, les jeux de lumière dans une flaque d'eau. Ces vibrations caractérisent sa manière picturale, quels qu'en soient les thèmes. Dans ses peintures et sculptures, et, particulièrement dans le dernier cycle consacré au Roi Arthur, le peintre, qui a dévoré les livres de l'écrivain Jean Markale, enrichi de ces richesses intérieures, s'évade en de multiples cycles à cœur ouvert, l'œuvre de sa vie comme une offrande.

Une œuvre singulière, voir la vidéo d'Yvon Lachèvre

vidéo : Jean-Marie Martin, c'était un maître dans la nouvelle figuration, Céres Franco, galeriste


compositions
en Bretagne

Jean-Marie Martin
wardepoule 64-70


Madame Royale


l'enfer 75-78


Drapeau du sacre


L'imaginaire celtique

l'âme de Galaad, voir la vidéo

Jean-Marie Martin
les évangéliaires

Jean-Marie Martin
la mort du roi Arthur
voir la vidéo

J.M Martin "peintre de ses histoires" J.C Caire

"La peinture est une pulsion, un état religieux"

L'œuvre de Jean-Marie Martin est si riche et si variée qu'il m'a été difficile et douloureux de faire un choix devant une telle profusion de qualité. Elle s'étale par cycles tout au long d'une vie dédiée à la pure création. Cet immense artiste aux yeux de beaucoup, singulier et visionnaire, reste un oublié pour s'être réfugié dans les Alpes de haute-Provence, s'éloignant ainsi du cénacle parisien tout puissant.
Il est né le 30 novembre 1922 au Passage Lanriec de l'autre coté de la Ville Close à Concarneau. Son père était marin pêcheur et sa mère tenait l'Etoile du Nord, un café restaurant près des chantiers navals. 1942-1944 Etudes à l'école des Beaux-Arts de Rennes puis celle de Paris (1945-1946) Il subit l'influence de Mathurin Méheut.
1947-1950: Centre d'Art Sacré à Paris. Ses débuts dans la carrière sont interrompus par la maladie (thoracoplastie) et un long séjour en sana (1951-1956). Ils marqueront profondément son œuvre future.
Il est particulièrement suivi par trois galeries: Galerie jacques Massol, galerie de l'Abbaye et la galerie de l'œil de Bœuf de Cérès Franco.
1957-1983, le peintre vit à Paris. " Après avoir peint les paysages de Bretagne, d'Espagne et de Provence, il change de style dans une œuvre plus "engagée ". Il s'inspire de ses souvenirs de l'occupation allemande, des sanatoriums, de l'Espagne baroque, de l'aspect dérisoire des êtres et de la vie parisienne. C'est le théâtre  de sa vie qu'il met en scène. A cette époque le jeune peintre souffre d'être ignoré. Il étouffe de solitude et de désespoir. Seuls quelques amateurs le connaissent. Il sent confusément qu'il peut lui aussi faire passer un message. C'est alors que naît " La bataille de wardepoule ".La consonance anglaise du titre est là pour donner plus de sérieux à cette folle histoire. Au centre de ce vaste poème de combat, un personnage lyrique hors du commun " Madame Royale ".Cette auguste furie malmène pour la plus grande distraction de ses favoris ses sujets traumatisés. l'épopée se développe, c'est la bataille de sa vie. Avec Madame Royale ce sont ses tourmenteurs, les envieux, les vaniteux, les ridicules, la bêtise triomphante, la médiocrité que l'artiste peint ...préfiguration de la société d'aujourd'hui dans sa mutation, c'est l'angoisse du pauvre bougre tiraillé et bousculé à hue et à dia et qui sent s'écrouler le monde où il a vécu. ..Tout a un sens, tout est fabuleux, tout est baroque ". Cette période parisienne s'achève sur le thème de " l'enfer ", le peintre s'enferme dans une vision cataclysmique du monde. Des démons à la fois fascinants et repoussants, sortes de portraits infernaux agissent comme exorcismes. " C'est un exutoire, dit Martin, si je ne fais pas ça je suis foutu, cela me fait respirer. "
1983, le peintre et son épouse se retirent en Haute-Provence à Saint-Julien-le-Montagnier dans une maison où il se rendaient régulièrement en vacances. La rivière du Verdon, ses lectures puis la découverte des traces de la présence celte dans cette région apportent l'humus, l' imaginaire débridé de Martin s'en nourrit jusqu'à s'épanouir puis se déchainer dans les trois dimensions. Après la série des verdures végétales et d'eau, sur cette base documentaire, s'appuyant sur la réalité qui l'entoure, Jean-Marie Martin bâtit peu à peu un nouvel univers avec pour thème "la légende du Roi Arthur et la quête du Graal". Il va l'entraîner dans une nouvelle aventure picturale et spirituelle durant une vingtaine d'années. Abandonnant la surface plane du tableau l'artiste se fait architecte sculpteur, alors naissent les objets-sculptures, les trônes, les colonnes du temple, les étendards et les drapeaux armoiries et blasons et tout le mobilier du royaume d'Arthur." La recherche solitaire et spirituelle  du chevalier entre en résonance avec celle de l'artiste ". Le cycle s'achève en noir et blanc avec " la mort d'Arthur " et son somptueux catafalque superbement présenté en 2004 dans l'immeuble Berluc à Forcalquier. Après les noirs et blancs de la mort du roi, le peintre, souhaitait retrouver le monde de la couleur, " J'aurais voulu rendre hommage à mon père à travers la résurrection du roi Arthur, retrouver une polychromie les bleus et les rouges des pavillons", la difficulté de cette nouvelle ambition et le décès de son épouse en 2008 provoquent son retour à Concarneau. Il décède le 13 mars 2012.

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