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Jean-Marie Martin né en 1922 au Passage-Lanriec, Concarneau |
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J.M Martin "peintre de ses histoires" J.C Caire"La peinture est une pulsion, un état religieux"L'œuvre de Jean-Marie Martin est si riche et si variée qu'il m'a été difficile
et douloureux de faire un choix devant une telle profusion de qualité. Elle s'étale par
cycles tout au long d'une vie dédiée à la pure création. Cet immense artiste
aux yeux de beaucoup, singulier et visionnaire, reste un oublié pour s'être réfugié dans
les Alpes de haute-Provence, s'éloignant ainsi du sénacle parisien tout puissant. 1942-1944 Etudes à l'école des Beaux-Arts de Rennes puis celle de Paris (1945-1946) Il subit l'influence de mathurin Méheut. 1947-1950: Centre d'Art Sacré à Paris. Ses débuts dans la carrière sont interrompus
par la maladie (Thoracoplastie) et un long séjour en sana (1951-1956). Ils marqueront profondément
son œuvre future. 1957-1983, le peintre vit à Paris. " Après avoir peint les paysages de Bretagne, d'Espagne et de Provence, il change de style dans une œuvre plus "engagée ". Il s'inspire de ses souvenirs de l'occupation allemande, des sanatoriums, de l'Espagne baroque, de l'aspect dérisoire des êtres et de la vie parisienne. C'est le théâtre de sa vie qu'il met en scène. A cette époque le jeune peintre souffre d'être ignoré. Il étouffe de solitude et de désespoir. Seuls quelques amateurs le connaissent. Il sent confusément qu'il peut lui aussi faire passer un message. C'est alors que naît " La bataille de wardepoule ".La consonance anglaise du titre est là pour donner plus de sérieux à cette folle fhistoire. Au centre de ce vaste poème de combat, un personnage lyrique hors du commun " Madame Royale ".Cette auguste furie malmène pour la plus grande distraction de ses favoris ses sujets traumatisés. l'épopée se développe, c'est la bataille de sa vie. Avec Madame Royale ce sont ses tourmenteurs, les envieux, les vaniteux, les ridicules, la bêtise triomphante, la médiocrité que l'artiste peint ...préfiguration de la société d'aujourd'hui dans sa mutation, c'est l'angoisse du pauvre bougre tiraillé et bousculé à hue et à dia et qui sent s'écrouler le monde où il a vécu. ..Tout a un sens, tout est fabuleux, tout est baroque ". Cette pérode parisienne s'achève sur le thème de " l'enfer ", le peintre s'enferme dans une vision cataclysmique du monde. Des démons à la fois fascinants et repoussants, sortes de portraits infernaux agissent comme exorcismes. " C'est un exutoire, dit Martin, si je ne fais pas ça je suis foutu, cela me fait respirer. " 1983, le peintre et son épouse se retirent en Haute-Provence à Saint-Julien-le-Montagnier dans une maison où il se rendaient régulièrement en vacances. La rivière du Verdon, ses lectures puis la découverte des traces de la présence celte dans cette région apportent l'humus, l' imaginaire débridé de Martin s'en nourrit jusqu'à s'épanouir puis se déchainer dans les trois dimensions. Après la série des verdures végétales et d'eau, sur cette base documentaire, s'appuyant sur la réalité qui l'entoure, Jean-Marie Martin bâtit peu à peu un nouvel univers avec pour thème "la légende du Roi Arthur et la quête du Graal". Il va l'entrainer dans une nouvelle aventure picturale et spirituelle durant une vingtaine d'années. Abandonnant la surface plane du tableau l'artiste se fait architecte sculpteur, alors naissent les objets-sculptures, les trônes, les colonnes du temple, les étendards et les drapeaux armoiries et blasons et tout le mobilier du royaume d'Arthur." La recherche solitaire et spirituelle du chevalier entre en résonnance avec celle de l'artiste ". Le cycle s'achève en noir et blanc avec " la mort d'Arthur " et son somptueux catafalque superbement présenté en 2004 dans l'immeuble Berluc à Forcalquier. L'aventure de Jean-Marie n'est pas achevée pour autant. Son retour au pays natal est pour bientôt. A ne pas en douter l'air du grand large apportera un nouveau souffle. |
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