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" La bataille de Wardepoule et Madame Royale ", un opéra bouffe.

" Série de tableaux baroques racontant une histoire imaginaire. La consonance anglaise est là pour donner plus de sérieux à cette histoire. La Bataille dure depuis trois ans. Elle correspond à un retour à la réalité, à l'anecdote littéraire et théâtrale. A ses débuts, la Bataille se passe en plein air sur terre et sur mer. Elle se confine ensuite dans le salon  et le palais où règne Madame Royale, énorme, tyrannique, despotique, peureuse, coléreuse, monstrueuse matrone soumettant ses malheureux sujets et courtisans à ses caprices. ... Influence des Goya du Prado, les personnages ont été vus en Espagne dans la lumière ardente et cruelle. Misère des idiots, des dégénérés qui trainent autour des villages une existence larvaire. C'est aussi la fin des illusions, la bataille pour la vie dans son réalisme cru, sans concession à l'adversaire, un monde d'insectes bariolés pour séduire et écraser. La Bataille de Wardepoule est une satire, un opéra bouffe. Ce n'est pas une charge antimilitariste. Les uniformes sont d'abord là pour séduire, comme la parure du mâle dans le monde animal, une pauvre défense contre les autres hommes. Illusions, honneurs, gloire, tout n'est que panache et vanité. Pourtant une fatalité implacable pèse sur ces pauvres marionnettes rutilantes...Les uniformes chamarrés d'un autre siècle sont là encore pour le plaisir de peindre, prétexte à marier de riches couleurs et à laisser son imagination en rendant hommage aux grands baroques italiens rennaissants, Français, Hollandais et Espagnols. Pour le peintre " La bataille de Wardepoule " est une peinture d'Histoire dans le sens où l'entendaient les maîtres d'autrefois qui donnaient dans tous les genres de la peinture et plaçaient le peintre d'histoire au premier rang. ... Le peintre crée un panthéon farfelu, un musée du genre Versailles, il exécute les commandes d'un Etat prétentieux et imaginaire, cet or jeté à profusion ne célèbre que la parodie, le néant, l'inutile " Jean-Marie Martin


Group Captain Machin traversant le salon de Madame Royale1991

Jean-Marie Martin
Hommage à la ronde de nuit 1966-1968


Le Colonel Baron Troupart enlevé par l'ennemi, sa tête par un boulet


VA Z'i, règle lui son compte, novembre 1973