Peintres de Concarneau

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Jules-Alfred Hervé-Mathé  1868 - 1953


à quai


L'ancien bassin


Concarneau, les demi-lunes


L'ancien bassin et la douane


Reflets


Thoniers au repos


Animation du port


le retour du thonier

Dispersion de l'atelier du peintre à l'hôtel des ventes de Bayeux le 15 décembre 1985

"Né en Mayenne, le peintre post-impressionniste est une figure du Mans, mais aussi de la Bretagne et de la Normandie qu'il peignit inlassablement toute sa vie durant. Paysagiste proche de Gallé et fondateur de l'Ecole spéciale d'art décoratif, Hervé-mathé a su rester témoin de son époque. Il campe son chevalet sur le front de 14-18, il est aussi sur le bord du circuit des premières 24 heures et est déjà présent dans les musées de Brest, Saint-Brieuc, Laval, Le Mans, Sablé comme ceux de Paris.

Drole de palette, tout l'ouest y passe. Travailleur infatiguable, Jules-Alfred  Hervé a la bougeotte et des fourmis au bout des doigts. Né en Mayenne, il vit dans des conditions difficiles ses premières années à Langres au pays de  sa mère. Doué pour le dessin, il suit ses premiers cours à l'école municipale de Langres. Il fréquente ensuite les ateliers parisiens de J.P. Laurens, de Benjamin Constant, de Baschet et d'Albert Maignan et reçoit une solide formation de dessinateur et de peintre. Il est nommé en 1891, professeur de Dessin à Epinal et y fonde l'Ecole Spéciale d'art décoratif très proche des doctrines de Gallé et de Majorelle, puis fréquente les grands ateliers parisiens . Dès 1899, il retourne dans sa région natale, nommé au Mans, professeur au lycée, il dirige également l'Ecole Municipale de Dessin qu'il transforme rapidement en Ecole d'Art Appliqué. Il y exerce 35 ans. Il s'installe au Grabatoire du Mans (futur évêché), puis, avec sa jeune femme, Berthe Mathé, à l'Hôtel de Vaux. C'est dans cette belle demeure qu'il peint la plus grande partie de sa vie. De quinze élèves à ses débuts, elle en accueillera plus de cinq cents lorsqu'il prendra sa retraite. Paysagiste et portraitiste renommé, il adopte le pseudonyme de A.J. Hervè-Mathé pour se différencier de son neveu Jules Hervé, autre peintre toujours bien coté aujourd'hui.

Paysagiste galopant
"paysagiste galopant, les toiles des bocages manceaux et normands se multiplient. Il hante aussi les Côtes-du-Nord et le Finistère, attiré par l'océan, les ports et le grouillement des marchés. Ses toiles bretonnes sont si nombreuses qu'un grand nombre restent mystérieuses : où les a-t-il peint ? Vérirables témoignages historiques un chercheur saurait les siruer. En 1940 il s'établit à Paris afin de permettre à sa fille, Juliane de suivre l'Ecole des Beaux-Arts. De son atelier Quai des Orfèvres, il peint la Seine, ses quais animés...Son séjour parisien ne lui fait pas oublier sa ville du Mans où il retourne régulièrement. J.A.Hervé-Mathé s'y éteint le 3 mars 1953 à l'âge de 85 ans."

Portrait à partir d'extraits d'un article de Christophe Viollet paru le 15 décembre 1985 dans la page de la Mayenne d'Ouest-France, et du catalogue  de l'Hôtel des ventes de Bayeux, André havard et Régis Bailleul, Commissaires-priseur associés S.C.P.

 

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