Peintres de Concarneau

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Maurice Ménardeau 1897-1977


Arrière port de Concarneau


Village de la côte


Concarneau, temps gris


Chaumière bretonne


Sampan


Canal à Venise


En Espagne Andalousie


Íle Maurice terre rouge

En 1977 disparaissait le peintre Maurice Ménardeau à l'âge de 80 ans. Gravement malade depuis deux années l'artiste concarnois avait demandé à Marguerite, sa deuxième épouse, de l'emmener sur l'île Maurice, sa seconde patrie pour y reposer à jamais. Maurice Ménardeau avait rencontré cette hôtesse mauricienne en 1963 lors de l'un de ses nombreux voyages aux quatre coins de la planète. D'origine vendéenne, Il est né à Limoges. A Paris où il vit son adolescence, il se prépare au concours d'entrée à l'Ecole des Beaux-Arts lorsqu'éclate la première guerre mondiale. Il n'a pas 19 ans. De 1847 à 1821, il sera officier télégraphiste dans la marine. Puis décide de se consacrer à la peinture sous la conduite de Fouqueray. Après son mariage en 1922, il commence à fréquenter Concarneau durant la saison d'été, et, rapidement loue, à vie, l'un des ateliers Chatelard. Il sera le voisin des peintres Labitte et, plus tard, de Lucien-Victor Delpy. Hélas c'est bientôt la crise mondiale:" Après la crise de 1929 on ne vendait plus rien, raconte-t-il dans un enregistrement, je me suis mis alors à parcourir le monde ", c'était l'époque coloniale, Ménardeau obtient quelques premiers prix qui lui permettent ses premiers séjours en Egypte et dans l'océan indien.

Peintre de la Marine.

En 1936 l'artiste reçoit le titre de Peintre du Département de la Marine . Après la Mer Rouge, les Somalies, il profite largement de nombreuses missions que lui offrent son titre à bord de navires de guerre en qualité d'attaché de presse. Il sera également affecté durant la guerre à des opérations de camouflage des bâtiments d'amérissage dans diffétents ports de la Mar Rouge . D'Asie en Afrique du Sud, le peintres multiplie les sujets exotiques, son press-book s'enrichit d'articles élogieux :" Je revenais toujours à Concarneau. J'y ai mes amis, mon atelier, mes souvenirs. C'est avec Barnoin que j'ai appris à monter à motocyclette. Il avait fait la guerre comme agent de liaison. Nous allions ensemble peindre les marchés et les pardons." Plus tard, avec son camping car, il parcourt la France, l'Espagne et le Portugal. L'Argentine sera un moment sa terre d'accueil mais les paysages sauvages de l'île Maurice auront sa préférence. Aujourd'hui l'île le lui rend bien puisqu'un musée Maurice Ménardeau a été ouvert par la banque commerciale de Curepipe; " Vous êtes le Gauguin de l'ïle Maurice " lui avait dit un poète de ses amis. Nous n'irons certes pas jusqu'à là. Ménardeau, peintre classique, selon le modèle concarnois, inégal dans ses réalisations, appartient à la seconde génération des artistes qui ont fréquenté le centre pictural. Après la grande période des Thompson, Fromuth, Hirschfeld, la production s'est de plus en plus commercialisée. De 1924 à 1977, la clientèle s'est démocratisée et, surtout, le paysage portuaire a perdu ses qualités picturales au grand dam des amoureux de la couleur.
Yvon Le Floc'h dans Ouest-France du 6 septembre 1987.

 


vient de paraître à l'occasion de l'exposition au musée du Faouet jusqu'au 14 octobre 2012

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