Peintres de Concarneau

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Léon Germain Pelouse 1838-1891

" Bancs de Rochers à Concarneau " 1880
Musée de Brest

 

" Dans cette toile, travaillée pour être exposée au Salon, Pelouse abandonne le pittoresque pour une description austère de l’estran dans des couleurs sombres. Une manière audacieuse qui tranchait avec sa façon habituelle et qui n’a pas été comprise à l’époque par la critique ". Sur le site Peinturesetpoesies.
Léon Germain Pelouse, peintre paysagiste autodidacte, influencé par Corot et Daubigny, débute sa carrière à l'àge de 27 ans. Il effectue plusieurs séjours en Bretagne en 1867 et 1868. Il est l'un des promoteurs de Pont-Aven et met en vogue le sujet breton. Il revient en Bretagne en 1976, 1877, 1880 . En 1882 il découvre Rochefort-en Terre. Peintre voyageur, il visite les régions Françaises ainsi que la Belgique, la Hollande et l'Italie. Pelouse est surtout connu pour être le fondateur et le chef d'école des peintres de Cernay. Parmi ses élèves on note Dameron, Lemarié des Landelles...
" Débute tardivement et trouve chez Corot, Daubigny, Français, Harpignies et sans doute chez Camille Bernier ses modèles; en 1869 l'influence de Camille Bernier est grande. Travaillant rapidement et directement sur le motif, il centre son attention sur les effets de lumière  dans les feuillages; en 1892 la critique le situe à la suite des grands paysagistes. Il a peint à Bénodet, Douarnenez, Concarneau, Carnac, Dinan, Morlaix, Le faou, saint-Jacut, Vitré, mais surtout à Pont-Aven où il réside en 1876 et où il a attiré plusieurs de ses élève; œuvres à Brest, Liège, Le havre, Montargis, Nantes, Quimper, Paris, Rennes, Rochefort, Rouen."
Denise Delouche dans " Peintres de la Bretagne, découverte d'une province " Publication de l'université de haute bretagne, 1977.
" Il semble opportun de signaler les grandes toiles peintes à Concarneau pour être présentées au Salon: " un effet de lune au Passage-Lanriec " en 1878 (Musée des Beaux-Arts de Rouen) et " un banc de rochers sur la baie de La Forêt " en 1880. Toutes deux montrent la force de l'émotion immédiate, face au motif et l'importance d'un sujet dépouillé : ici; lumière nocturne au dessus de l'eau, là, présence de l'estran lorsque la mer s'est retirée. Une trop grande austérité rebutait la critique parisienne. Ainsi, Em. Michel, rendant compte du Salon dans la Revue des deux mondes de juin 1880, lui préfère-t-il " Premières feuilles ", " frêles comme tout ce qui commence..." A ses yeux, l'abandon du pittoresque, la netteté du réalisme, la sobriété de la palette, ne pouvaient que manquer d'attrait et de souplesse. Nous y reconnaissons aujourd'hui de l'audace. Pas de bateau sur la mer, pas de pêcheur sur le rivage. Rien que la nature sans âge ; une horizontale claire entre le ciel nuageux et le clapot sur la mer basse, la masse sombre du plâtier entre goémon et gravier. Bref, l'absence, le temps suspendu. Par l'esprit sévère comme par la couleur retenue, on peut considérer cette toile comme prémonitoire de l'art de Charles Cottet, lorsque, quelque dix ans plus tard, il s'installe à la pointe de la Bretagne pour peindre les caps et les anses, pour capter le mouvement éternel de l'océan."
René Le Bihan dans "Les peintres de Concarneau" Editions Palantines.
 Autres informations recueillies sur les sites :
http://www.paysagistes-cernay78.levillage.org/peintres.htm
http://www.leongermainpelouse.fr/
http://peinturesetpoesies.blog50.com/archive/2006/09/09/leon-germain-pelouse.html

Denise Delouche "Peintres de la Bretagne, découverte d'une province" Publication de l'université de haute bretagne, 1977.

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