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Brittany By Mortimer Menpes, Text by Dorothy Menpes |
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Concarneau vue par Dorothy Mortimer Menpes |
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Dorothy Mortimer Menpes publie " Brittany " à Londres en 1905. Elle est
la fille d'un artiste australien vivant à Londres. Ses parents, jeunes mariés, viennent à Pont-Aven
vers 1880 pour trois semaines et y restent trois ans. Abandonnant la pension Gloannec après quelques
jours, ils s'installent à l'Hôtel Julia. "Cette petite ville avec ses hauts remparts gris est très importante. Autrefois, plus d'un vaillant capitaine s'est battu pour sa conquête? La forteresse appelée " Ville Close " depuis ces temps reculés, est vouée à ce rôle. Les murs de granite, très épais sont percés de trois portes doublées par des bastions flanqués de mâchicoulis. A chaque marée haute la mer entoure la forteresse. La tradition veut qu'à la Fête Dieu, les flots se retirent pour permettre une procession religieuse d'enfants et du clergé avec des bannières dorées et des croix afin de faire le tour complet des remparts. Cette forteresse, une petite ville en elle-même est reliée à Concarneau par un pont et, à son autre extrémité on trouve industrie et animation. ![]() Alfred Guillou " Un dimanche de procession " 1893
Il y a un port de bonne taille où mouillent des centaines de sardiniers, leurs
filets rouges et gris pendent à leur mâts. On espère que le poisson sera abondant près de la côte de Concarneau.
la population féminine est embauchée dans les usines travaillant la sardine. La fabrication
des filets et leurs réparations, l'emboîtage des poissons emploient bien des femmes. Chaque chaloupe sardinière comprend un équipage de quatre à cinq
hommes et possède un assortiment de filets. L'appât est constitué par les boyaux
d'une certaine sorte de poisson. Les pêcheurs plongent leurs bras jusqu'au coude dans ce mélange
répugnant pour saisir de pleines poignées qu'ils jettent à l'eau. Les sardines mordent à l'appât,
on peut voir de chaque bord du bateau, l'eau devenir blanche et grise, colorées par les écailles
des poissons. Puis les hommes commencent à remonter les filets. Deux d'entre eux saisissent les
extrémités et les tirent horizontalement dans l'eau, les autres détachent les têtes
de poissons prises dans les mailles. Les sardines sont alors jetées dans le fond du bateau et
aspergées de sel. Délicates créatures, les sardines meurent en quelques secondes à l'air
libre. En mourant elles émettent un bruit comme le cri d'une souris. Après la première
levée de filets, les pêcheurs ont une idée de la taille des poissons et en ajustent
les mailles car la taille des sardines varie d'un jour à l'autre suivant les bancs sur lesquels
les pêcheurs tentent leur chance" ![]() |
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