Peintres de Concarneau

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Eugène Labitte 1858-1935


Vallée du Moros


Fenaison


Sous bois


Ramassage du goémon


Moissonneuse


Le pont de pierres sur Le Moros


Idylle de printemps


diaporama

Le spécialiste des paysages champêtres-diaporama

Médaillons d'artistes par Victor Giffard photographe, correspondant de presse extraits 1919
"Notre peintre ne le devint qu'assez tard. Tandis que de bonne heure il se révéla musicien d'élite. Ingres avait son violon, Labitte a son piano. Il ne quitte son chevalet que pour le clavier. A onze ans il emporta le prix d'honneur de musique. Malgré l'insistance de maîtres musiciens célèbres, le père de notre artiste, directeur de l'asile d'aliénés de Clermont dans l'Oise, s'opposa à cette orientation réservant son poste à son fils. Ses études terminées et son volontariat accompli, Eugène Labitte entra en fonction pendant dix ans. Il s'y consacra aux cotés de son père médecin. Une intervention brutale de l'Etat, qui se rendit acquéreur de l'établissement interrompit net sa carrière. Ayant beaucoup fréquenté le monde artistique et portant en lui le goût de la peinture, il n'hésita pas et s'engagea résolument dans cette voie nouvelle. Il vint en Bretagne et se mit à peindre.

On le trouve en 1887 à Pont-Aven travaillant aux cotés de Granchi-Taylor et de Gauguin. Après un complément d'études à l'atelier Cormon, il reprit en 1888 le chemin de Concarneau qu'il n'a plus quitté depuis. Dès le début, il se consacre au paysage. Le charme des campagnes bretonnes, la lumière attendrie des sous-bois, la fantaisie des petits chemins, la mélancolie des grandes landes, les petites maisons de paille qui fument sous les arbres, les fenaisons qui voient éclore les idylles, les moissons dorées qui frissonnent sous le soleil, la féerie rose des pommiers en fleurs, les frais ruisseaux gazouilleux courant dans les prairies, tous ces tableaux si prenants et si doux de nos belles campagnes avec de-ci de-là une échappée vers la mer, tous ces tableaux où vibre doucement la lumière délicate de notre pays, Eugène Labitte les a peints comme ils sont, tour à tour éclatants assourdis ou sombres.... Son tableau "Le Baiser" actuellement au Musée de Chartres lui valut en 1908 une première récompense, une mention honorable..."

Contrairement à la production concarnoise majoritairement consacrée aux scènes portuaires et aux marchés, celle d'Eugène Labitte s'en démarque totalement. Ses thèmes, parfaitement décris par Giffart, montrent étonnamment sa prédilection pour les paysages champêtres. Il aime la peinture sur le motif mais aussi, comme Alfred Guillou, le travail en atelier à partir de clichés et de modèles prenant la pose.
"Il continue à peindre avec sa philosophie sereine et souriante, passant ses heures entre son piano et son chevalet. La pipe embusquée au coin des lèvres et Tic, son vieux camarade chien couché près de lui. De commerce facile aimable et souriant, c'est le meilleur des amis" conclut Victor Giffard.

 

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