Peintres de Concarneau

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Jean Le Merdy 1928- 2015


peintre sur le motif


la mer


les bateaux

Les Pins du Cabellou
la campagne


les chemins


visions d'intérieurs

Exposition au Musée de la Marine - printemps 1996
Biographie et Rétrospectives


objets inanimés
avez-vous donc une âme


Fleurs, poissons et +


Les dessins

La nature pour sujet

Jean Le Merdy est né à Concarneau le 10 octobre 1928. Son père, photographe, a pour ami le peintre Lucien Victor Delpy. L'artiste remarque le talent précoce du jeune garçon et encourage Louis à envoyer son fils à l'école des Beaux-Arts de Rennes. Il y commence ses études artistiques en 1946, et 2 ans plus tard Jean obtient le prix du Maire de la ville de Rennes.
En 1949, le jeune concarnois intègre l'atelier du peintre de nu Jean Souverbie à l'école des Beaux-Arts de Paris. En 1953, il obtient une bourse pour un séjour d'un mois en Espagne, il y peint en Castille, à Burgos, Avila et Ségovie. En 1956, c'est la consécration : Jean Le Merdy obtient le second Grand Prix de Rome et est admis pour deux années pensionnaire de la Casa Vélasquez à Madrid.

1957 est une année charnière pour le peintre. Le prix de la ville de Quimper, obtenu à l'occasion du 20ème Salon des Peintres de Bretagne, lui ouvre les portes de l'Ecole des Beaux-Arts de Quimper. On lui propose d'y enseigner la sculpture. Jean a 29 ans, il choisit la sécurité et abandonne la Casa Vélasquez pour assurer son avenir.

Sa carrière va se dérouler entre enseignement et expositions régulières à Paris et en province. Il y travaille d'arrache pied. Toutes ses oeuvres obtiennent un énorme succès et les oeuvres exposées sont quasiment acquises dès le premier jour du vernissage. Le peintre accumule également prix et médailles. Entre temps, Jean avait simplement oublié qu'il pouvait être nommé peintre de la Marine à condition d'en faire la demande. Ce n'est qu'en 1979 qu'il obtiendra le titre amplement justifié de peintre officiel de la Marine.

Tandis que les modes se succèdent à grande vitesse, Pop Art, Abstraction, Minimalisme, Land Art, Art conceptuel, performances et installations diverses, Jean, le peintre attaché à la nature comme unique source d'inspiration, le vieux maître est un peu décalé dans une école qui se cherche.

Contre vents et marées ou plutôt en leur omniprésence, le peintre concarnois persiste et affirme toujours le même credo : " Je suis un observateur pas un créateur ". Mais quel regard que celui-là !
Malgré les paysages portuaires qui s'appauvrissent à son grand désespoir : "c'est plus ce que c'était" a t'il coutume de répéter, il renouvelle sans cesse son inspiration et son répertoire, toujours en recherche de trace d'humanité. Son regard aiguisé découvre les sujets les plus inattendus et les plus émouvants du travail de son monde : fermes et ateliers, arrières cours d'usine, caves, bicyclettes rouillées, pour Jean les thèmes sont inépuisables. Lorsque le temps ne lui permet pas de courir la campagne, le havre de l'atelier est empli d'objets divers pour des compositions de natures mortes.
Malgré le mal qui le ronge et les dialyses impératives, Jean le Merdy se ressource au contact de la nature, sa maîtresse, encouragé par Maryvonne, sa nouvelle épouse depuis 1976.

En retraite depuis 1988, il poursuit une oeuvre importante encouragé aussi par ses amateurs et ses collectionneurs.
La grande rétrospective conçue en 1996 par le Contre-Amiral François Bellec, alors conservateur du prestigieux Musée de la Marine à Paris, est une découverte pour beaucoup et une consécration pour le peintre de Concarneau.

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